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Retrouvons ensemble la mémoire
d’un temps pas si lointain… Les
différentes vagues d'immigration racontent une seule et même
histoire : celle d'hommes venus travailler en Belgique pour
échapper à la précarité.
À Bruxelles, la communauté maghrébine
s'est principalement installée dans les communes de la petite ceinture.
Elle s'y est inventée une nouvelle vie tout en préservant les liens
avec le pays natal. Au fil des années, cet attachement à perduré.
Particulièrement perceptible au moment des grandes vacances, les
familles chargent de grosses camionnettes pendant plusieurs jours
et un matin les rues de la ville se vident brusquement. Après l’effervescence
arrive un calme estival. C'est là, le signe de transhumance,
le retour provisoire au pays. Pour les plus jeunes c’est la découverte
d’un climat chaleureux et de parfums jusqu’alors inconnus. Aujourd'hui
le rite tend à disparaître. Les parents vieillissent, les enfants
voyagent autrement. Les longs jours de voyage, la longue route font
place à l’avion
La ME(s) MO(ts) Parade évoque
cette facette déjà presque révolue de l'histoire bruxelloise et
la fait vivre à nouveau dans le paysage de notre ville.
La réalisation du cortège s'appuie
sur quatre ateliers.
- Un atelier de construction où se
fabriquent des camionnettes " différentes "
et réinventées en utilisant des " cuistax "
comme structure de base. Ce sont des jeunes adultes en formation
professionnelle (mécanique et soudure) qui mettent leurs techniques
au service de la fête.
- Un atelier percussion imagine l'accompagnement
musical et se focalise sur la création d'œuvres originales. Les
musiciens sont des enfant de moins de 15 ans.
- Un atelier danse propose un entraînement
et prépare une déambulation en mouvement. La chorégraphie de séquences
dansées complète le rythme général du cortége. Ce sont des adolescents
qui se prêtent à l’apprentissage de danses pour la rue.
- Un atelier costume mobilise ceux
et celles qui souhaitent s'investir dans la confection des costumes
et d’accessoires. Des jeunes filles, des mamans imaginent et réalisent
des vêtements qui colorent et mettent la ville en fête.
Chaque atelier est encadré d’un responsable
artistique épaulé par de nombreux bénévoles. La diversité des activités
permet à chacun d'exprimer ses talents dans une ambiance décontractée
et conviviale.
La Zinneke est pour nous la
partie visible de l'iceberg. La partie immergée, tout aussi importante,
est le socle méthologique sur lequel repose l'événement.
Initiative
du projet et coordination :
Rachid Barghouti, animateur et responsable de projets
Le Cairn asbl
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