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…est une création
centrée sur la danse, mêlant artistes professionnels, semi-professionnels
et amateurs (jeunes du quartier). Avec en filigrane le thème du
passé industriel de Molenbeek, le projet intègre résolument l’esthétique
urbaine contemporaine du mouvement Hip Hop. Chaque groupe de danse
et de roller trouve son support musical chez Fanfarrah et Percussions-Percutons
et fait ainsi l’expérience de rythmes inhabituels.
Les danseurs
Funk de Jacomo De Decker renforcés de ceux de Blanchard Tshitenge
et Cathy Laera forment la base mouvante et colorée du cortège. Avec
leurs costumes moirés aux tons métalliques, ils sont héros cybernétiques
et prêtresses de mondes étranges. Saïd Ouadrassi a travaillé le
breakdance pour tournoyeurs
avertis. Le succès de "Spledge" - notamment lors du week-end
d’ouverture de Bruxelles 2000 – confirme sa qualité. Le groupe
est le plus proche du thème de départ, le passé industriel de Molenbeek avec
leurs salopettes intégrales blanches, leurs accessoires aux reflets
métalliques, leur maquillage en forme de grille et, surtout, leurs
mouvements saccadés et mécaniques évoquant les chaînes de fabrication.
Quelques "ciseaux" et autres figures plus acrobatiques
sont également présentés sur un plateau d’argent.
Les figures
acrobatiques de roller in line,
démarré en trombe du Roller Park d’Anderlecht, avec Issame Tolba,
donnent le vertige ! Si tout va bien, une rampe sera installée
sur le trajet de la Parade pour une démonstration de leurs voltiges.
Ici, le graphisme Hip Hop s’exprime sur le corps même des artistes,
sous forme de " body-graffing ", ou sous forme
de peinture sur des tissus moulants, afin d’animer les dessins par
les mouvements du corps. Ils renforcent la dynamique et la cohésion
du cortège par leurs zigzags entre les groupes. Les costumes
se réalisent activement ; des chapeaux aux formes sculpturales
sortent des mains créatrices d’une participante, Fatima Akharaze.
Le coiffeur Olivier Dachkin vient gracieusement les enrichir de
montages savants et s’occupe des maquillages. Corinne Bernard (responsable
de l’atelier) crée des vêtements dans des tissus aux reflets métalliques
pour les danseurs funk, accessoirise les salopettes des breakeurs,
transforme le look des rollers. Le véritable travail artistique
est d’intégrer le thème de la vie industrielle de Molenbeek dans
l’esthétique du mouvement hip hop et ses différentes formes d’expression :
musique, danse, graphisme. Les costumes sont diversifiés, en fonction
du style de chaque groupe, mais aussi des nécessités propres à chaque
technique de danse. La confection même a été en partie réalisée
avec la Maison des Femmes de Molenbeek-Saint-Jean.
Enfin, le Char
publicitaire Lemon Cactus de Spadel, fruité et pétillant, déambule
à leur suite. Dessiné par Julie Delwarde qui s’inspire également
du thème industriel – il évoque une machine de production, il présente
le nouveau produit du sponsor, le Lemon Cactus.
Il comporte en outre une plate-forme spécialement conçue pour les
performances des breakeurs.
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